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Jeune diplômé : attendre les concours, le piège du chômage
Diplôme en poche, beaucoup de jeunes restent chez eux et attendent le prochain concours de la fonction publique.
À lire avant tout
Cet article a une vocation d’information générale et ne constitue pas un conseil juridique. Les textes évoluent : vérifiez toujours la version en vigueur sur les sites officiels cités en bas de page.
Ils pensent gagner du temps.
En réalité, ils en perdent.
Pendant ce temps, d'autres jeunes font des stages, prennent de l'expérience et décrochent les postes.
Dans cet article, vous allez comprendre pourquoi cette attente est un piège, ce qu'elle coûte, et comment en sortir.
1. Attendre les concours : une mauvaise façon de penser
Enzo a obtenu sa licence il y a un an.
Depuis, il révise à la maison pour les concours.
Il refuse les stages : « Ce n'est pas un vrai travail. »
Un an plus tard, il n'a ni poste, ni expérience à mettre sur son CV.
Le raisonnement du « tout ou rien »
Beaucoup de jeunes diplômés pensent ainsi : « Je veux un poste stable, donc j'attends le concours. »
Ce raisonnement semble logique.
Mais il repose sur une seule porte d'entrée.
Si cette porte reste fermée, tout s'arrête.
Or un concours ne garantit rien : les places sont limitées et les candidats très nombreux.
Les causes de cette attente
- La recherche de sécurité : un poste public rassure les jeunes et leur famille.
- La pression de l'entourage : on entend souvent qu'un « vrai travail » est un poste de fonctionnaire.
- La peur du secteur privé : il paraît instable, exigeant ou mal payé.
- Le manque d'information : beaucoup ignorent comment trouver un stage ou une première mission.
- La sous-estimation du stage : on le voit comme une perte de temps, alors qu'il ouvre des portes.
2. Les conséquences : un chemin direct vers le chômage
Des chiffres qui doivent alerter
Selon le Haut-Commissariat au Plan (HCP), le chômage touchait 19,1 % des diplômés en 2025.
Chez les jeunes de 15 à 24 ans, il atteignait 37,2 %.
La même année, la durée moyenne du chômage est passée de 31 à 33 mois.
Près de trois ans d'attente, en moyenne.
Ce que l'attente vous coûte
- Un trou dans votre CV : un recruteur remarque vite une longue période sans activité.
- Des compétences qui s'oublient : ce que vous avez appris s'efface si vous ne le pratiquez pas.
- Un réseau qui ne grandit pas : vous ne rencontrez ni collègues, ni responsables, ni recruteurs.
- Une confiance qui baisse : plus l'attente dure, plus il devient difficile de se lancer.
- Un retard face aux autres : ceux qui font des stages arrivent avec une expérience que vous n'avez pas.
Ce que les employeurs attendent
De nombreuses entreprises demandent une première expérience.
Selon des spécialistes cités par la presse économique marocaine, beaucoup d'offres exigent de 1 à 3 ans d'expérience, ou au moins un stage de 6 mois.
Sans stage, votre diplôme seul ne suffit souvent pas à vous distinguer.
3. Les solutions : agir dès maintenant
Préparez les concours… sans tout arrêter
Vous n'avez pas à choisir entre le concours et le stage.
Vous pouvez faire les deux.
Réservez quelques heures par jour aux révisions.
Utilisez le reste de votre temps pour gagner en expérience.
Si vous réussissez le concours, tant mieux.
Sinon, vous aurez avancé.
Cherchez un stage, même court
- Mettez votre CV à jour avec notre créateur de CV gratuit.
- Rédigez une lettre adaptée à chaque entreprise avec notre outil de lettre de motivation.
- Ciblez les entreprises de votre ville et de votre secteur, puis envoyez des candidatures spontanées.
- Inscrivez-vous à l'ANAPEC, l'agence nationale de promotion de l'emploi et des compétences, qui propose des dispositifs pour les jeunes diplômés.
- Activez votre réseau : anciens professeurs, camarades de promotion, famille, voisins.
- Acceptez un stage court : un ou deux mois suffisent pour une première ligne sur votre CV.
Continuez à apprendre
Formez-vous aux outils demandés dans votre métier : logiciels, langues, bureautique.
Le bénévolat associatif compte aussi : il montre votre sérieux et votre engagement.
Adoptez le bon état d'esprit
- Passez de l'attente à l'action : n'attendez pas qu'on vienne vous chercher.
- Voyez le stage comme un investissement, pas comme un sous-emploi.
- Acceptez de commencer petit : chaque expérience prépare la suivante.
- Restez ouvert au secteur privé : il offre aussi des carrières solides.
- Considérez chaque refus comme une leçon, pas comme un échec.
Conclusion : n'attendez pas, construisez
Attendre un concours à la maison, c'est confier tout son avenir à une seule chance.
Le chiffre du HCP le rappelle : près d'un diplômé sur cinq est au chômage.
La différence se fait souvent sur l'expérience.
Un stage, même court, peut changer votre parcours.
Préparez vos concours si vous le souhaitez, mais ne restez pas immobile.
Votre carrière commence le jour où vous décidez d'agir.
Sources
- HCP, marché du travail en 2025 : les jeunes, les femmes et les diplômés toujours les plus touchés (AllAfrica)
- Chômage des jeunes : la face cachée de la performance économique (FNH)
- Marché du travail : la baisse du chômage peine à profiter aux jeunes (FNH)
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