Accueil › Blog › Trouver un stage ou une alternance : stress et solutions

Trouver un stage ou une alternance : stress et solutions

Publié le 10 octobre 2026 · 6 minutes de lecture

Des dizaines de candidatures, peu de réponses, et une date limite qui approche : chercher un stage ou une alternance est devenu une source de stress pour beaucoup d'étudiants.

Ce stress n'est pas propre à un seul pays.
On le retrouve en France, au Maroc, en Espagne et au Royaume-Uni.
Dans cet article, vous allez comprendre ses causes, le rôle du piston, les différences entre ces pays et les solutions pour vous en sortir.

1. Pourquoi la recherche de stage stresse autant

Laura envoie sa quarantième candidature.
Ses cours reprennent dans trois semaines.
Sans entreprise, elle ne pourra pas valider son année.
Pendant ce temps, une camarade a trouvé son stage en une semaine, grâce à son oncle.

Les difficultés

Les places sont limitées.
Les candidats sont nombreux.
Beaucoup d'entreprises ne répondent pas, ou répondent par un refus sans explication.
Et souvent, le stage ou l'alternance est obligatoire pour obtenir le diplôme.

Les causes du stress

Le piston : une inégalité réelle

Le piston, c'est obtenir une place grâce à une relation, plutôt que grâce à son profil.
Les étudiants dont les parents ont un réseau professionnel trouvent plus facilement.
Ceux qui n'en ont pas doivent envoyer beaucoup plus de candidatures.
Ce déséquilibre ajoute un sentiment d'injustice au stress.

Les conséquences

2. France, Maroc, Espagne, Royaume-Uni : quatre situations comparées

En France : l'alternance plus difficile à trouver

Selon l'étude annuelle 2025 de l'Apec, citée par la presse, 67 % des étudiants du supérieur ont eu des difficultés à trouver une entreprise pour leur contrat d'apprentissage.
Le chiffre monte à 75 % pour les jeunes issus de milieux modestes, contre 63 % pour les autres.
Les aides publiques versées aux entreprises qui embauchent un apprenti ont baissé en 2025.
Depuis juillet 2025, les entreprises doivent aussi payer une contribution de 750 euros pour un apprenti de niveau bac + 3 ou plus.
Résultat : moins d'offres.
Selon une question écrite publiée par l'Assemblée nationale, le nombre de contrats d'apprentissage commencés en 2025 a baissé de 4,9 % par rapport à 2024.
Bon à savoir : un étudiant dispose en principe de trois mois après le début de sa formation pour trouver son entreprise.

Au Maroc : le poids du réseau

Un baromètre réalisé par le site Stagiaires.ma et le cabinet BMarketing a montré que 84 % des stagiaires avaient eu du mal à trouver un stage.
Selon cette étude, les entreprises recrutaient d'abord leurs stagiaires dans leur base de CV (63 %), puis par réseau personnel (52 %), et seulement 29 % passaient par internet.
Seulement un tiers des stages étaient indemnisés.
Ces chiffres datent de 2014, mais ils montrent une tendance que beaucoup d'étudiants décrivent encore aujourd'hui.

En Espagne : la lutte contre les « faux stagiaires »

En Espagne, le problème porte surtout sur la qualité des stages.
Le ministère du Travail a recensé environ 1 600 « faux stagiaires » régularisés par l'Inspection entre 2021 et 2023 : des étudiants utilisés comme des salariés, sans en avoir les droits.
En mars 2026, le gouvernement a transmis au Parlement un projet de loi, appelé « Estatuto del Becario », pour mieux encadrer les stages.
Il prévoit notamment le remboursement des frais des stagiaires et le droit au repos.

Au Royaume-Uni : les stages non rémunérés et les relations

Selon une étude publiée en 2025 par la Sutton Trust, une association britannique, 51 % des jeunes diplômés ont fait au moins un stage.
Mais ces stages ont presque deux fois plus de chances d'avoir été trouvés grâce à la famille ou aux amis (20 %) que par une annonce (11 %).
L'écart d'accès aux stages entre jeunes de milieux populaires et de classes moyennes est passé de 12 à 20 points depuis 2018.
Environ trois stages sur cinq étaient non rémunérés ou sous-payés.

Les causes sont-elles les mêmes partout ?

Oui, en partie.
Dans les quatre pays, on retrouve trois causes communes :

  1. Plus de candidats que de places.
  2. Le poids du réseau, qui avantage les étudiants déjà bien entourés.
  3. Le coût du stage : peu ou pas payé, il pénalise ceux qui n'ont pas d'aide familiale.

Mais chaque pays a sa difficulté principale : le financement de l'alternance en France, le piston au Maroc, les abus en Espagne, et les stages non payés au Royaume-Uni.

3. Les solutions pour réussir, même sans piston

Commencez tôt et organisez-vous

  1. Commencez vos recherches plusieurs mois avant la date limite.
  2. Suivez vos candidatures dans un tableau : entreprise, date, réponse, relance.
  3. Relancez poliment au bout de deux semaines sans réponse.

Soignez votre candidature

Un CV clair fait la différence.
Créez-le avec notre créateur de CV gratuit.
Adaptez chaque lettre à l'entreprise avec notre outil de lettre de motivation.
Une candidature personnalisée vaut mieux que dix candidatures identiques.

Construisez votre propre réseau

Le réseau ne s'hérite pas seulement : il se construit.

Demander conseil à un professionnel n'est pas du piston : c'est du réseau.

Protégez votre moral

Si l'anxiété devient trop forte, n'hésitez pas à consulter un professionnel de santé.

Conclusion : le stress se maîtrise, le réseau se construit

Chercher un stage ou une alternance est difficile, dans tous les pays.
Le piston existe et crée des inégalités.
Mais il n'est pas une fatalité.
Avec de l'organisation, une candidature soignée et un réseau construit pas à pas, vous augmentez fortement vos chances.
Chaque candidature vous rapproche de votre objectif.
Commencez aujourd'hui.

Sources

Prêt à mettre ces conseils en pratique ?

Créer mon CV gratuitement